Non, ce blog n'est pas mort, juste un peu en sommeil. Il prend des forces, se requinque. Les seaux de l'imaginaire se remplissent, tout comme ma jauge d'énergie : on fait le plein...

J'ai pris de nouvelles résolutions avant la nouvelle année.

Déjà avant de commencer, je vous prie d'excuser mon silence, mon absence, mes colères envers le monde de l'édition et surtout l'abandon de cette recherche des mots que j'ai tant affectionnée...

Concernant l'écriture, j'ai laissé tombé un roman intitulé "Anarchie" qui était avancé (120 pages). Je l'avais interrompu pour terminer "Lettres Majuscules". Récemment, je l'ai rouvert et ça ne m'allait plus. J'ai décidé de sonder dans chacun de mes écrits si c'était bien ma voix intérieure qui s'exprimait, si je racontais vraiment quelque chose ou si je me regardais écrire, si je m'écoutais raconter. En relisant "Anarchie", je me suis trouvé insincère, ma voix intérieure était fluette, le ton superficiel, creux, arrogant... Je laisserai cette histoire à l'état de brouillon.

Aujourd'hui, j'ai prévu de démarcher 30 maisons d'édition pour "Lettres Majuscules", j'en ai déjà fait 5, avec 4 refus officiels (Stock, Dilettante, l'Olivier et Gallimard) un probable refus (Arléa). Je les imprime et les envoie au compte goutte. Rien n'y fait, je ne digère jamais un refus. J'essaie d'être juste, me dire qu'ils ont de bonnes raisons, que mon roman n'est peut-être pas abouti, puis il suffit que je lise un roman que l'un de ces éditeurs a publié et que je juge très médiocre pour enrager... Donc j'y vais doucement et n'espère vraiment plus d'édition ou de carrière dans le livre. Je tente au cas où, sait-on jamais. C'est dur peut-être, mais je pense que le rêve nous rend souvent plus malheureux que l'acceptation de la réalité.

Fort de ce nouvel état d'esprit et délivré d'ambition éditoriale, je vais m'atteler à la suite de "La vie selon Max". J'en avais 37 pages d'écrites, mais je vais faire prendre une autre direction à l'histoire, la toile est donc à recouvrir...

Écrire chez moi n'est plus une urgence, ni même un besoin, c'est juste comme ça, une envie de créer un monde. Je pourrais vivre sans, mais puisque j'ai la possibilité de le faire et puisque j'ai aussi quelques lecteurs (merci à vous) qui ont vraiment aimé La vie selon Max, eh bien ça me suffit, je vais la dessiner cette nouvelle histoire. Sans contrainte de temps, sans contraintes tout court.

Je vous souhaite un bel hiver et vous dis à très vite...